Vélo Solo Japon – Semaine 5
Voici quelques nouvelles de Réjean Moreau, qui est parti faire une grande randonnée de vélo au Japon.

25 septembre 2026: De Numazu à Yoshida, préfecture de Shizuoka, Japon. (Trajet de 87.5 km)

Journée incertaine entre soleil et possibilité de pluie. 25c et vent modéré.
 
Distance parcourue de 87,5 km et une ascension totale de 295 m.
 
Pour les amateurs de statistiques : depuis mon départ de Wakkanai, le total de km est de 1,820 km et les ascensions totalisent 12,654 m.
 
En 25 jours, ça représente une moyenne de 72,8 km/jour et de 506 m/jour.
 
Tout indique que je serai en avance sur mon temps à Nagasaki.
 
Pour l’objectif en dons, nous en sommes qu’à 12%. Mais, ce n’est pas fini.
 
Observations sur les gens d’ici
Je remarque depuis le début la très grande discipline des japonais sur la conduite routière. Très courtois (pas de klaxon d’impatience), très respectueux des règles de conduites (arrêt, feux de circulation, limites de vitesse, respect des cyclistes, traverses de piétons et j’en passe). Je peux dire que, même en partageant la route, je me sens en confiance. J’avoue avoir forcé 2 ou 3 feux rouges et j’en étais gêné. On garde ça entre nous.
Aujourd’hui, petite promenade au bord de la mer et dans des espaces verts la bordant.

26 septembre 2026: De Yoshida à Hamamatsu, préfecture de Shizuoka. (Trajet de 75 km)

Ciel couvert dont la menace de pluie c’est concrétisée à 13 km de l’arrivée.
 
Les 75 km de parcours et les montées de 305 m ont été réalisés principalement en bord de mer. Les images étaient formidables mais nécessitaient, pour les avoir, de rouler en terrain en réfection suite à l’installation d’éoliennes.
Un des beaux cadeaux de ce segment est la Tour de Hamamatsu, dont je publie aussi quelques clichés.

 

27 septembre 2026: De Hamamatsu à Toyokawa, préfecture d’Aichi, Japon. (Trajet de 50 km)

Ces jours-ci, si j’arrêtais pour attendre le beau temps pour rouler, je n’avancerais pas. Alors, encore temps gris menaçant, j’ai quand même fait un saut vers le Sud à Toyokawa.
 
Un parcours de 50 km et des ascensions de 94 m seulement m’a permis d’arriver juste à temps avant les averses. Une très belle étape malgré tout.
Un incident est venu agrémenter ma course. Une vis de mon support à bagages a trouvé le moyen de se dévisser lentement, sûrement causé par les vibrations de la route, et l’un des sacs s’est presque décroché.
 
Heureusement, j’avais amené avec moi des vis de secours.
Rien comme la prévention, pour toutes les « vis » de formes requises pour les vélos.
 
Statistiques d’incidents/accidents à ce jour: 2 crevaisons et une vis perdue.

 

28 septembre 2026: De Toyokawa à Nagoya, préfecture de Aïcha, Japon. (Trajet 73.6 km)

Encore un jour de pluie, mais moins intense aujourd’hui. 23c au thermomètre et vent presque inexistant.
 
Le parcours est de 73,6 km et le dénivelé positif est de 300 m.
 
En somme, ce fut une belle randonnée sans soleil en milieux urbains et banlieusards.
Fait intéressant, j’ai atteint le cap des 2,000 km avec un total de 2,018,8 km.
 
Les montées totalisent 13,300 m. Pour donner un ordre de grandeur, c’est dix fois le Mont Jacques-Cartier dans les Chic-Chocs de la Gaspésie.
 
N’oubliez pas l’un des objectifs de ce périple. Partager et solliciter pour pérenniser l’œuvre de l’équipe Source Bleue
L’aventure continue.

 

29 septembre 2026: À Nagoya, préfecture d’Aïchi, Japon. 

Oui aujourd’hui, je fais du surplace. Il pleut encore et encore, mais ce n’est pas pour cela que je suis resté à Nagoya. En fait, je suis parti et je suis revenu au point de départ.
 
 
Après un peu plus de 10 kilomètres, où tout allait bon train, soudain, mes plaquettes de freins ont lâché sur ma roue arrière.
 
Pas grave, que je me suis dit. J’ai démarré le processus de recherche d’un atelier de vélo. Il est 8:30, la journée est jeune.
Le premier, ouvre à 10:00, pour apprendre qu’il ne répare pas les freins à disque.
 
Les deux concessions TREK et SPECIALIZED sont au centre de Nagoya, tout près de mon point de départ. Voir la seule photo du jour. Ils sont tous les deux fermés le mardi. Oui, le mardi.
J’ai finalement pris la chance (et Google) pour un petit atelier de vélo à une trentaine de minutes. Et là enfin elle m’a sourit. Je suis tombé sur un jeune geek de la bécane qui avait tout dans sa caverne d’Ali Baba. Il m’a fait ça en urgence.
 
Réparation faite, j’avais le choix entre me préparer pour demain ou pleurer toutes les larmes de mon corps pour la journée perdue. Comme j’étais déjà prêt pour demain, j’ai pleuré…
J’ai quand même fait 30 kilomètres avec tout ça.
 
Quel type de freins ai-je sur mon vélo?
Ce sont des freins à disque de type Mécanique. C’est à dire que les freins sont activés par un levier tirant sur un câble en acier qui actionne des plaquettes. J’ai fait appel au même mécanisme lors de mon Solo en Europe.
 
Le modèle de mes plaquettes de freins sont organiques (résine) et s’usent plus vite que les modèles métalliques ou semi-métalliques, surtout sous la pluie. Le dernier mot explique tout; pluie.
 
Les 13 000 m de dénivelé, il a fallu les descendre, ce qui a largement sollicité le freinage, et ajoutez maintenant la vulnérabilité à la pluie. J’ai beaucoup appris et je partage.
Pour les délais sur mon programme vers Nagasaki, rien n’est changé. En bon comptable, je m’étais mis du temps en banque.

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